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Maîtrise des températures en HACCP : limites critiques, surveillance et enregistrements

Limites critiques, surveillance, actions correctives et enregistrements pour le froid, le surgelé, la cuisson, le refroidissement et le maintien au chaud.

Un plan HACCP traduit chaque étape thermique d’une entreprise alimentaire en une valeur, un contrôle et une réponse. La valeur est la limite critique. Le contrôle est la procédure de surveillance. La réponse est l’action corrective. Les enregistrements prouvent que les trois ont bien eu lieu. Ce guide traite ces quatre éléments pour l’entreposage réfrigéré, l’entreposage congelé, la cuisson, le refroidissement et le maintien au chaud, avec les valeurs publiées par les autorités, et montre où un système de surveillance automatisé aide et où il n’aide pas.

Le texte de loi est bref. L’article 5 du règlement (CE) n° 852/2004 dispose que les exploitants du secteur alimentaire de l’UE « mettent en place, appliquent et maintiennent une ou plusieurs procédures permanentes fondées sur les principes HACCP ». Les Principes généraux d’hygiène alimentaire du Codex Alimentarius (CXC 1-1969, révisés en 2020 et 2022) détaillent la méthode. L’Irlande du Nord applique les règles d’hygiène de l’UE, et la Grande-Bretagne a conservé le règlement 852/2004 dans son propre droit après sa sortie de l’UE : les sept mêmes principes s’appliquent donc en Irlande et au Royaume-Uni.

Les sept principes HACCP appliqués à la température

Le Codex énumère sept principes. L’article 5, paragraphe 2, du règlement 852/2004 reprend les mêmes étapes dans ses propres termes.

PrincipeFormulation du Codex, en brefPour une étape thermique
1Procéder à une analyse des dangers et identifier les mesures de maîtriseMultiplication de pathogènes comme Listeria monocytogenes dans les denrées réfrigérées, survie dans les aliments insuffisamment cuits, germination des spores pendant un refroidissement lent
2Déterminer les points critiques pour la maîtriseLa cuisson, le refroidissement et le maintien au chaud sont souvent des CCP. L’entreposage réfrigéré est un CCP dans de nombreux plans et, dans d’autres, une bonne pratique d’hygiène qui exige une attention accrue
3Établir des limites critiques validées75 °C à cœur, 8 °C ou moins, de 63 °C à 10 °C en 2 heures au plus
4Établir un système de surveillance de la maîtrise des CCPUn relevé au thermomètre à sonde, ou une sonde qui enregistre toutes les quelques minutes
5Établir les actions correctivesCorriger, puis statuer sur les denrées concernées : les utiliser, les refroidir de nouveau, les recuire ou les jeter
6Valider le plan et établir les procédures de vérificationContrôler les thermomètres, examiner les enregistrements, vérifier que les alarmes parviennent à quelqu’un
7Établir la documentation et les enregistrementsLes relevés, les écarts, les actions, leurs auteurs et leur date

Le Codex réserve le terme de point critique pour la maîtrise (CCP) à une étape où une mesure de maîtrise est indispensable pour maîtriser un danger significatif. Tous les réfrigérateurs ne sont pas des CCP. Le Codex appelle les autres mesures des bonnes pratiques d’hygiène, et certaines exigent une attention accrue, qui peut se traduire par une fréquence plus élevée d’application, de surveillance et de vérification. La communication de la Commission de 2022 sur les systèmes de gestion de la sécurité des denrées alimentaires (2022/C 355/01) traite la température d’entreposage de la même façon. Quelle que soit l’étiquette, la surveillance, la réponse et l’enregistrement restent les mêmes.

Limites critiques pour chaque étape thermique

Une limite critique doit être mesurable et validée. Le Codex la définit comme un critère qui sépare l’acceptabilité de la non-acceptabilité de l’aliment. Les valeurs ci-dessous sont celles que publient les autorités. Vos propres limites découlent de votre analyse des dangers, de vos produits et du droit du pays où vous exercez, et elles peuvent être plus strictes.

ÉtapeLimite critique couranteSource
Entreposage réfrigéré8 °C ou moins, limite légale en Angleterre, au pays de Galles et en Irlande du Nord ; 5 °C ou moins conseilléFood Safety and Hygiene (England) Regulations 2013, annexe 4 ; FSA
Entreposage réfrigéréDe 0 °C à 5 °C, réfrigérateurs réglés à 3 °C ou 4 °CFSAI
Entreposage réfrigéré, par produitViandes hachées 2 °C, abats 3 °C, volailles et préparations de viandes 4 °C, autres viandes 7 °CRèglement (CE) n° 853/2004, annexe III
Entreposage congelé−18 °C ou moins en tout point d’un produit surgelé, avec de brèves remontées de 3 °C au plusDirective 89/108/CEE, article 5
Cuisson75 °C à cœur, ou un équivalent comme 70 °C pendant 2 minutesFSAI ; la FSA donne 70 °C pendant 2 minutes et des équivalents
RefroidissementAu réfrigérateur dans les 2 heures suivant la cuisson ; en liaison froide, 3 °C ou moins en 150 minutesFSAI ; FSAI Guidance Note 15
Refroidissement, restauration collective en FranceDe 63 °C à 10 °C à cœur en 2 heures au plusArrêté du 21 décembre 2009, annexe IV
Maintien au chaud63 °C ou plusAnnexe 4 (Angleterre) ; FSAI ; textes de loi en France et en Espagne
Remise en température70 °C à cœur en Irlande, 82 °C en ÉcosseFSAI ; Food Hygiene (Scotland) Regulations 2006

Le guide des températures de conservation des aliments détaille pays par pays les règles applicables aux denrées réfrigérées, aux denrées congelées et au maintien au chaud, avec la date à laquelle chacune a été vérifiée.

Deux limites valent mieux qu’une. Fixez une limite opérationnelle en deçà de la limite critique, pour que le personnel corrige le procédé avant que les denrées ne soient menacées. Une chambre froide positive peut fonctionner à 3 °C, déclencher une alarme à 5 °C et avoir une limite critique de 8 °C. L’alarme à 5 °C lance une investigation. Un relevé supérieur à 8 °C déclenche l’action corrective prévue par le plan.

La durée compte autant que la température. La réglementation anglaise admet des denrées réfrigérées au-dessus de 8 °C pendant une seule période de 4 heures au plus lors du service ou de l’exposition, et des denrées sous 63 °C pendant 2 heures au plus dans les mêmes conditions. Elle admet aussi, pour une durée limitée, les cycles de dégivrage et les pannes comme des causes inévitables. Une limite critique d’entreposage associe donc souvent une température et une durée : « au-dessus de 8 °C pendant plus de 2 heures ». Écrivez cette durée.

Surveillance : à quelle fréquence et avec quoi

Selon le Codex, la surveillance consiste à procéder à une série programmée d’observations ou de mesures. Pour chaque CCP, le plan précise ce qui est mesuré, comment, à quelle fréquence et par qui.

Le Codex est clair sur la fréquence : lorsque c’est possible, la surveillance des CCP doit être continue. Sinon, la fréquence doit suffire à démontrer que la limite critique a été respectée. La communication de la Commission ajoute que la méthode doit tenir compte d’une hausse progressive de la température en chambre froide et que, lorsqu’une limite critique est dépassée, toute la production depuis la dernière surveillance satisfaisante doit être contrôlée.

Cette dernière règle détermine l’intervalle. Avec un contrôle manuel deux fois par jour, un écart constaté à 16:00 remet en question tout ce qui s’est passé depuis le contrôle de 08:00. Avec un relevé toutes les 5 minutes, la question porte sur 5 minutes.

ÉtapeSurveillance manuelleSurveillance automatisée
Entreposage réfrigéré et congeléLire l’afficheur ou une sonde à l’ouverture et à la fermeture ; le classeur SFBB demande au moins un contrôle par jourUne sonde par équipement, relevée toutes les 5 à 15 minutes, avec alarme et temporisation
CuissonSonder la partie la plus épaisse de chaque lot, noter la température à cœurUne sonde dans le produit ou l’enregistrement du four, si l’équipement est validé
RefroidissementSonder au début et à une heure fixée ; noter les deux valeursUne sonde produit qui enregistre la courbe de refroidissement, avec les heures de début et de fin
Maintien au chaudSonder à heures fixes pendant le serviceUne sonde dans le bain-marie ou l’armoire, avec une alarme sous 63 °C

La cuisson et le refroidissement sont des étapes par lots. La température à cœur du lot est la mesure, et une sonde manuelle dans la partie la plus épaisse est souvent le meilleur instrument. L’entreposage et le maintien au chaud durent jour et nuit : c’est là que l’enregistrement continu est le plus utile. La communication de la Commission indique que la température doit être enregistrée (automatiquement) le cas échéant et que les alarmes doivent de préférence être automatiques, un thermomètre à minima et maxima restant acceptable pour un petit établissement.

Ce que mesure la sonde compte autant que la fréquence. L’afficheur d’un réfrigérateur indique la température de l’air au niveau de la sonde du régulateur, placée pour la régulation et non pour le produit le plus chaud. Le guide sur l’emplacement des sondes de température indique où placer une sonde indépendante, quand utiliser une sonde tamponnée et comment régler une temporisation d’alarme qui résiste à un dégivrage.

Actions correctives

Le Codex définit une action corrective comme toute mesure prise en cas d’écart pour rétablir la maîtrise, isoler le produit concerné et décider de son devenir. Chacune comporte trois volets :

  1. Rétablir la maîtrise. Fermer la porte, réarmer le compresseur, transférer les denrées dans un équipement qui fonctionne, régler le four.
  2. Statuer sur les denrées. Les utiliser immédiatement, les refroidir de nouveau, les recuire ou les jeter, selon une règle écrite avant l’incident.
  3. L’enregistrer. La communication de la Commission cite la date, l’heure, le type d’action, la personne qui a agi et le contrôle de suivi.

Rédigez les règles de décision à l’avance, pour que la personne de service à 03:00 n’ait pas à en inventer une. Fondez-les sur le temps et la température. Par exemple, la FSAI Guidance Note 15 indique que les plats en liaison froide qui dépassent 5 °C, sans dépasser 10 °C, doivent être consommés dans les 4 heures. Les conseils de la FSAI sur le refroidissement prévoient que les aliments encore au-dessus de 10 °C après 2,5 heures soient servis immédiatement ou jetés. Ce sont les règles de cette autorité pour ces procédés, pas des règles universelles. Votre plan fixe les vôtres.

ÉcartRétablir la maîtriseStatuer sur les denrées
Air de la chambre froide au-dessus de 5 °C pendant 30 minutesVérifier le joint de porte, le chargement et le régulateurAucune action si le produit est sous la limite critique
Chambre froide au-dessus de 8 °C, moins de 2 heuresTransférer le stock dans un équipement qui fonctionneSonder le produit. L’utiliser ou le refroidir de nouveau selon la règle du plan
Chambre froide au-dessus de 8 °C, au-delà de la durée prévue par le planRéparer l’équipement ou le mettre hors serviceJeter les denrées à haut risque, noter les quantités
Refroidissement trop lentDiviser en portions plus petites, utiliser la cellule de refroidissement rapideRéchauffer à 75 °C et recommencer, ou jeter, selon le plan
Maintien au chaud sous 63 °CRéchauffer, vérifier l’équipementDans les 2 heures, réchauffer une seule fois ; sinon, jeter

Des enregistrements qui résistent à une inspection

L’article 5, paragraphe 2, point g), du règlement 852/2004 demande des documents et des registres établis en fonction de la nature et de la taille de l’entreprise du secteur alimentaire. Une petite entreprise peut utiliser un formulaire court. Selon le considérant 15, les exigences HACCP doivent être assez souples pour s’appliquer dans toutes les situations, y compris dans les petites entreprises. La communication de la Commission admet des enregistrements simplifiés, comme des listes de contrôle à cocher ou des enregistrements limités aux situations où un problème survient.

Quel que soit le format, un enregistrement de température répond à cinq questions :

  • Quel équipement ou quel lot, et quel instrument ?
  • Quelle était la température, et quand a-t-elle été mesurée ?
  • Était-elle dans la limite ?
  • Sinon, qu’a-t-on fait, qui l’a fait et quand ?
  • Qui a ensuite contrôlé l’enregistrement ?

Le Codex demande que les enregistrements de surveillance soient signés ou paraphés par la personne qui effectue la surveillance. Il demande aussi une vérification par une autre personne. Un responsable qui examine les enregistrements de la semaine et les signe effectue une vérification.

Conservez les enregistrements pendant une durée appropriée. Le règlement 852/2004 n’en fixe pas. Le Codex conseille une durée supérieure à la durée de vie du produit. Pour les aliments surgelés, le règlement (CE) n° 37/2005 impose au moins un an, ou davantage si la durée de conservation est plus longue. Le guide EN 12830 traite des instruments d’enregistrement visés par ce règlement.

Vérification : prouver que la surveillance fonctionne

La vérification contrôle que la surveillance détecterait un problème. Pour la température, elle comporte trois tâches régulières :

  • Contrôler les thermomètres. Le classeur SFBB contrôle une sonde dans l’eau glacée (de −1 °C à 1 °C) et dans l’eau bouillante (de 99 °C à 101 °C). La FSAI fixe une tolérance plus serrée de ±0,5 °C et un contrôle au moins deux fois par an.
  • Tester les alarmes. Réchauffer une sonde et vérifier que l’alarme parvient à la personne désignée en dehors des heures d’ouverture.
  • Examiner les enregistrements. Rechercher les lacunes, les courbes plates, les valeurs répétées et les relevés pris à la même minute chaque jour.

Une courbe plate à exactement 3,0 °C pendant une semaine n’est pas un bon enregistrement. Elle indique que quelqu’un a noté la consigne au lieu de lire le thermomètre, ou qu’un capteur est en panne.

Ce qu’apporte la surveillance automatisée, et ce qui reste à votre charge

Un système automatisé remplace le classeur papier pour les étapes d’entreposage et de maintien au chaud. Il ne remplace pas le plan.

Ce que fait la surveillance automatiséeCe qui reste à l’exploitant du secteur alimentaire
Relever chaque équipement toutes les quelques minutes, jour et nuitRéaliser l’analyse des dangers et choisir les CCP
Stocker des relevés horodatés pris par l’instrument, et non recopiés à la mainFixer et valider les limites critiques
Déclencher une alarme après une temporisation définie, par e-mail, par SMS ou sur siteRépondre à l’alarme et statuer sur les denrées
Enregistrer qui a acquitté l’alarme et quand, avec une noteRédiger les règles d’action corrective
Signaler une lacune lorsqu’un capteur cesse de transmettreContrôler les thermomètres et examiner les enregistrements

Avec EpiSensor, des capteurs de température à sonde TES sans fil transmettent à un Gateway qui exécute Edge. La fiche technique du TES annonce ±0,2 °C de −20 °C à 70 °C pour la sonde étanche, une résolution de 0,01 °C et jusqu’à 70 000 relevés conservés dans le capteur si la liaison radio est interrompue. Edge exécute des règles de seuil sur le Gateway, avec une durée pendant laquelle la condition doit persister avant que l’alarme ne s’ouvre : une ouverture de porte n’alerte donc personne. Ses alertes enregistrent qui a acquitté et clôturé chacune d’elles, et quand, avec une note facultative. C’est dans cette note que s’inscrit l’action corrective.

Le guide sur la surveillance des températures HACCP décrit un équipement pour une cuisine ou un magasin, et le guide sur la transformation alimentaire traite du refroidissement, de la cellule de refroidissement rapide et de l’expédition.

Certaines cuisines et certains magasins disposent déjà d’un régulateur sur chaque équipement. Le lire en Modbus ajoute la consigne, l’état de dégivrage et la température de l’évaporateur, qui expliquent un écart. Le guide des régulateurs frigorifiques montre comment procéder, et pourquoi la sonde du régulateur ne doit pas être le seul signal HACCP.

Exemple : une nuit, une chambre froide positive

La chambre froide positive d’un restaurant contient des viandes cuites et des produits laitiers. Le plan fixe une plage de fonctionnement de 1 °C à 5 °C, une limite critique de 8 °C et une règle : un produit resté au-dessus de 8 °C pendant moins de 2 heures est utilisé dans les 4 heures ; au-delà, il est jeté. Une sonde mesure l’air au point le plus chaud, près de la porte. Une seconde, placée dans un flacon de glycol sur l’étagère du haut, suit le produit.

HeureÉvénementCe que fait le système
01:50Le compresseur disjoncteRien pour l’instant : l’air est à 3,4 °C
02:35L’air dépasse 5 °CLa règle de seuil lance sa temporisation de 30 minutes
03:05Toujours au-dessus de 5 °CAvertissement par SMS au chef d’astreinte
03:20Le chef acquitte l’alerte dans Edge sur son téléphone, avec la note : « Compresseur disjoncté, réarmement impossible, transfert du stock »L’historique de l’alerte enregistre l’acquittement et la note
04:10Stock transféré dans les armoires réfrigéréesDernier relevé de la sonde produit : 6,8 °C, sous la limite critique
08:30Le frigoriste répare le compresseur ; le responsable clôture l’alerte avec une noteEnregistrement complet

La sonde produit n’a jamais atteint 8 °C : la règle du plan a donc permis de conserver le stock. Jugée sur la seule sonde d’air, qui a dépassé 8 °C vers 03:30, la même règle aurait imposé d’utiliser le stock dans les 4 heures, c’est-à-dire pendant le service du matin, ou de le jeter. Sans l’alarme, l’écart aurait été découvert au contrôle d’ouverture de 08:00, avec six heures de stock en question.

Questions fréquentes

Qu’est-ce qu’une limite critique en HACCP ?

Une valeur mesurable, à un point critique pour la maîtrise, qui sépare les denrées acceptables des denrées inacceptables. Le Codex la définit comme un critère qui sépare l’acceptabilité de la non-acceptabilité. Pour les étapes thermiques, il s’agit généralement d’une température, ou d’une température associée à une durée, comme 75 °C à cœur ou un entreposage réfrigéré à 8 °C ou moins.

À quelle fréquence contrôler la température des réfrigérateurs en HACCP ?

Le droit de l’UE ne fixe aucune fréquence. Le Codex demande une surveillance continue d’un point critique pour la maîtrise lorsque c’est possible, ou des contrôles assez fréquents pour détecter un écart à temps pour agir. Au Royaume-Uni, le classeur Safer Food Better Business demande aux restaurateurs de contrôler les réfrigérateurs et les vitrines réfrigérées au moins une fois par jour, dès les contrôles d’ouverture. Un enregistrement continu avec alarme contrôle toutes les quelques minutes, jour et nuit.

Combien de temps conserver les enregistrements de température HACCP ?

Le règlement (CE) n° 852/2004 prévoit une conservation pendant une durée appropriée. Le Codex conseille de les garder plus longtemps que la durée de vie du produit. Pour les aliments surgelés, le règlement (CE) n° 37/2005 impose de conserver les relevés de température au moins un an, ou davantage selon la durée de conservation.

Quelle différence entre une limite critique et une température cible ?

La limite critique est la valeur à partir de laquelle les denrées deviennent inacceptables et une action corrective est obligatoire. Une cible, ou limite opérationnelle, est fixée en deçà, pour corriger le procédé avant que la limite critique ne soit atteinte. Un réfrigérateur peut fonctionner à 3 °C, déclencher une alarme à 5 °C et avoir une limite critique de 8 °C.

Un système de surveillance automatique des températures rend-il une entreprise conforme au HACCP ?

Non. C’est un outil de surveillance. L’exploitant du secteur alimentaire reste responsable de l’analyse des dangers, des limites critiques, des actions correctives, de la vérification et des enregistrements. Un système automatique rend la surveillance continue et l’enregistrement complet, et il donne l’alerte quand personne n’est sur place.