L’autoconsommation photovoltaïque est la part de l’énergie produite par une installation solaire que le site utilise lui-même au lieu de l’exporter vers le réseau. Elle se calcule à partir de deux relevés de compteur sur la même période : taux d’autoconsommation = (production PV − exportation réseau) ÷ production PV. L’indicateur associé, le taux d’autoproduction ou d’autosuffisance, divise la même énergie solaire utilisée sur site par la consommation totale du site : taux d’autosuffisance = (production PV − exportation réseau) ÷ consommation du site.
Ces deux taux ne valent que par les mesures qui les alimentent. L’onduleur indique la production, le compteur au point de raccordement indique l’importation et l’exportation, et aucun des deux ne donne seul la consommation du site. Repérez d’abord les points de mesure sur le schéma unifilaire, puis nommez chaque série de données d’après le flux qu’elle mesure.
Comment calculer l’autoconsommation photovoltaïque
| Grandeur | Formule, pour un intervalle et une frontière CA | Signification |
|---|---|---|
| Énergie solaire utilisée sur site | Production PV − exportation réseau | Énergie solaire consommée par les charges du site (sans batterie) |
| Consommation du site | Production PV + importation réseau − exportation réseau | Énergie utilisée par les charges du site (sans batterie) |
| Taux d’autoconsommation | Énergie solaire utilisée sur site ÷ production PV | Part du solaire utilisée par le site |
| Taux d’autosuffisance (autoproduction) | Énergie solaire utilisée sur site ÷ consommation du site | Part de la consommation couverte par le solaire |
Ces équations supposent une frontière CA commune, sans autre générateur ni stockage. Les pertes de distribution à l’intérieur de cette frontière entrent dans la consommation déduite du site. Les tolérances des compteurs et les écarts d’horloge peuvent laisser un petit solde lorsque vous comparez ce bilan aux charges mesurées séparément.
Si la production est nulle, l’autoconsommation est indéfinie pour cette période. Si la consommation est nulle, l’autosuffisance est indéfinie. Affichez une explication au lieu de diviser par zéro ou d’inventer un pourcentage.
Exemple chiffré : une heure
Pendant une heure, l’installation solaire produit 4 kWh. Le site importe 1 kWh et exporte 2 kWh. Sa consommation est 4 + 1 − 2 = 3 kWh, dont 2 kWh viennent directement du solaire. Importation et exportation peuvent toutes deux survenir dans cette heure si la nébulosité et les charges varient.
| Indicateur | Calcul | Résultat |
|---|---|---|
| Autoconsommation solaire | 2 kWh utilisés sur site ÷ 4 kWh produits | 50 % |
| Autosuffisance solaire | 2 kWh utilisés sur site ÷ 3 kWh consommés | 66,7 % |
Autoconsommation et autosuffisance sur une journée
Les deux taux répondent à des questions différentes. L’autoconsommation indique si la taille et le profil de l’installation correspondent à la charge : une valeur faible signifie qu’une grande partie du solaire est exportée. L’autosuffisance indique dans quelle mesure le solaire réduit les achats du site : une valeur faible signifie que le site importe encore l’essentiel de son énergie. Une grande installation sur une petite charge a une autoconsommation faible et une autosuffisance élevée ; une petite installation sur une grande charge, l’inverse.
Cette journée est mesurée en quatre tranches de six heures au compteur réseau et à l’onduleur, sans batterie :
| Tranche | Production PV (kWh) | Importation réseau (kWh) | Exportation réseau (kWh) | Consommation du site (kWh) | Énergie solaire utilisée sur site (kWh) |
|---|---|---|---|---|---|
| 00 h 00 à 06 h 00 | 0 | 12 | 0 | 12 | 0 |
| 06 h 00 à 12 h 00 | 18 | 4 | 2 | 20 | 16 |
| 12 h 00 à 18 h 00 | 26 | 0 | 12 | 14 | 14 |
| 18 h 00 à 24 h 00 | 2 | 14 | 0 | 16 | 2 |
| Journée | 46 | 30 | 14 | 62 | 32 |
L’autoconsommation de la journée est de 32 ÷ 46 = 69,6 % et l’autosuffisance de 32 ÷ 62 = 51,6 %. Les seuls totaux journaliers pourraient laisser penser que 46 kWh de solaire ont couvert 74 % d’une consommation de 62 kWh. Ils en ont couvert 51,6 %, car 14 kWh sont arrivés l’après-midi, quand la charge ne pouvait pas les utiliser, et la consommation de la nuit et du soir n’avait pas de solaire à sa disposition.
La durée de l’intervalle compte lorsque l’exportation n’est pas mesurée. Si vous estimez l’énergie solaire utilisée sur site comme la plus petite valeur entre production et consommation dans chaque tranche, la tranche du matin donne min(18, 20) = 18 kWh au lieu des 16 kWh mesurés, car pendant ces six heures le site a exporté 2 kWh tout en important 4 kWh. Plus l’intervalle est long, plus cette estimation surévalue l’autoconsommation. Avec un registre d’exportation mesuré séparément, le résultat ne dépend pas de la durée de l’intervalle : c’est pourquoi la mesure de l’exportation passe en premier.
Le calculateur additionne de la même manière des résultats d’intervalles alignés. Ses valeurs d’exemple sont illustratives et excluent les batteries.
Où mesurer : production, point de raccordement et batterie
| Mesure | Emplacement | Ce qu’elle indique |
|---|---|---|
| Production photovoltaïque | Sortie CA de l’onduleur solaire ou compteur de production dédié | Énergie fournie par le photovoltaïque au réseau CA du site |
| Importation réseau | Point de raccordement du site, sens importation | Énergie achetée au réseau |
| Exportation réseau | Même point de raccordement, sens exportation | Énergie envoyée au réseau |
| Charge et décharge de la batterie | Raccordement CA de l’onduleur de batterie, sous forme de totaux directionnels distincts | Énergie absorbée par le système CA et restituée à celui-ci |
| Consommation du site | Départs des charges ou bilan rapproché | Énergie utilisée par les charges du site |
Indiquez si chaque valeur est mesurée ou calculée. Un onduleur hybride peut réunir les sorties photovoltaïque et batterie sur une seule borne CA. Ce total n’est pas une mesure distincte de la production photovoltaïque. Utilisez ses canaux internes documentés si vous devez séparer les flux, et précisez si ces canaux mesurent le côté CC ou CA.
Conventions de signe
Un compteur ou un onduleur indique la puissance avec un signe, et les fabricants ne s’accordent pas sur le sens positif. Un compteur réseau configuré en convention récepteur affiche l’importation en positif et l’exportation en négatif. Le compteur propre d’un onduleur peut afficher la production en positif. Une batterie peut indiquer la charge en positif ou en négatif selon le fabricant et le registre.
Enregistrez chaque flux comme un total directionnel positif (importation, exportation, production, charge, décharge) et consignez à côté le registre source et sa convention de signe. Vérifiez chaque signe à la mise en service avec un état connu : une charge importatrice avec le PV isolé, puis la production par temps ensoleillé, puis une charge et une décharge de la batterie. Un capteur de courant inversé ou un mauvais réglage de signe transforme l’exportation en importation, et le taux d’autoconsommation perd tout sens. Le guide sur la puissance négative et le rapprochement des compteurs détaille les vérifications.
Conserver séparément importation et exportation
Un total d’énergie nette signé efface une information utile. Importer 2 kWh et exporter 2 kWh donne un net de zéro, mais les deux flux comptent pour la facturation et l’usage du solaire.
Préférez les registres cumulatifs distincts d’importation et d’exportation du compteur. Calculez l’énergie de chaque intervalle par différence des compteurs, en traitant explicitement remises à zéro et débordements. Si vous intégrez la puissance à la place, établissez sa convention de signe, l’intervalle d’échantillonnage et le traitement des lacunes. De courtes périodes d’exportation entre échantillons pourraient autrement disparaître.
Utilisez une base de temps commune pour les horodatages, conservez le fuseau horaire local de facturation et vérifiez les changements d’heure. Ne soustrayez pas un compteur journalier d’onduleur remis à zéro à minuit d’un compteur cumulatif de toute la durée de vie. Validez les signes avec une charge d’importation connue et, lorsque les conditions le permettent, pendant une exportation connue.
Limitation de l’exportation et zéro injection
Lorsque le gestionnaire de réseau limite l’exportation, un dispositif de limitation mesure la puissance au point de raccordement et réduit la production des onduleurs pour que l’exportation reste sous la valeur convenue. Un site en zéro injection fixe cette valeur à zéro, ou presque, de sorte que les onduleurs suivent la charge du site.
Cela modifie ce que montrent les compteurs. L’exportation reste proche de la limite, l’autoconsommation tend vers 100 % et le compteur de production n’enregistre que l’énergie que les onduleurs ont été autorisés à produire. L’énergie retenue par le limiteur n’est mesurée nulle part. Si vous en avez besoin, estimez la production disponible séparément, par exemple à partir de l’irradiance et d’un modèle, et conservez-la dans sa propre série, étiquetée comme estimation. Ne l’ajoutez pas à la production mesurée.
À la mise en service, comparez la mesure du limiteur avec le compteur réseau : un capteur placé du mauvais côté d’une charge ou une boucle de régulation lente laisse passer de courtes pointes d’exportation. Consignez la limite convenue, le point de mesure et la réponse exigée par le gestionnaire de réseau. En Allemagne, le guide VDE-AR-N 4105 couvre les règles de raccordement en basse tension ; l’application de suivi du zéro injection solaire présente les compteurs et les signaux.
Ajouter explicitement les flux de batterie
Avec une batterie couplée en CA et mesurée séparément, le bilan correspondant est :
Consommation du site = production photovoltaïque + importation réseau + décharge batterie − exportation réseau − charge batterie
Les cinq termes doivent porter sur le même intervalle et la même frontière CA. Ne mélangez pas dans cette équation l’énergie de charge de batterie côté CC et l’énergie de décharge côté CA de l’onduleur.
L’énergie solaire envoyée vers une batterie peut ensuite alimenter les charges, être exportée ou se perdre pendant le stockage et la conversion. Si la batterie peut aussi se charger depuis le réseau, la seule décharge ne permet pas de connaître la source d’origine. Définissez la méthode d’attribution avant de publier un pourcentage d’autoconsommation solaire. Pour une courte période de rapport, comparez également l’énergie stockée au début et à la fin.
Exemple chiffré : le bilan d’une batterie sur trois intervalles
Trois intervalles d’une heure, toutes les valeurs en énergie CA à la même frontière, chaque flux en total directionnel positif :
| Intervalle | Production PV (kWh) | Importation réseau (kWh) | Exportation réseau (kWh) | Charge batterie (kWh) | Décharge batterie (kWh) | Consommation du site déduite (kWh) |
|---|---|---|---|---|---|---|
| A : le PV charge la batterie | 4 | 0 | 1 | 2 | 0 | 4 + 0 + 0 − 1 − 2 = 1 |
| B : le réseau charge la batterie | 0 | 3 | 0 | 2 | 0 | 0 + 3 + 0 − 0 − 2 = 1 |
| C : la batterie alimente la charge | 0 | 0 | 0 | 0 | 3 | 0 + 0 + 3 − 0 − 0 = 3 |
| Total | 4 | 3 | 1 | 4 | 3 | 5 |
Le bilan est équilibré dans chaque intervalle : en A, sur 4 kWh de solaire, 1 kWh a été exporté, 2 kWh sont allés dans la batterie et 1 kWh dans la charge. La consommation du site de 5 kWh est établie par la mesure, alors qu’aucune charge n’est mesurée directement. Elle est déduite : indiquez-le.
Ce que le bilan ne permet pas d’établir, c’est la part solaire des 3 kWh déchargés en C. La batterie a reçu 2 kWh du PV en A et 2 kWh du réseau en B. Une règle proportionnelle attribuerait 1,5 kWh de la décharge au solaire. Une règle qui suppose que le solaire sort en premier en attribuerait 2 kWh ; une règle qui suppose que l’énergie du réseau sort en premier, 1 kWh. Si la batterie contenait déjà de l’énergie avant l’intervalle A, aucune de ces règles n’est juste tant que l’origine de cette énergie est inconnue.
L’écart de 1 kWh entre la charge (4 kWh) et la décharge (3 kWh) n’est pas non plus une perte mesurée. Cette énergie peut encore se trouver dans la batterie ou avoir été perdue lors de la conversion. Seule l’énergie stockée au début et à la fin de la période, lue dans le système de gestion de la batterie, permet de distinguer les deux.
Les résultats exploitables sont donc :
- consommation du site : 5 kWh, mesurée par bilan ;
- énergie solaire utilisée directement par les charges : 1 kWh, dans l’intervalle A ;
- énergie solaire envoyée au stockage : 2 kWh ;
- autoconsommation, si la définition retenue compte le solaire stocké comme consommé : (4 − 1) ÷ 4 = 75 % ;
- autosuffisance : non déterminée tant que la règle d’attribution, l’énergie stockée initiale et finale et le traitement des pertes ne sont pas précisés.
Ne publiez un pourcentage incluant la batterie qu’avec ces trois éléments indiqués à côté. La fiche projet de suivi énergétique permet de les consigner site par site.
Pour la commande et la mise en service, consultez les rôles du BMS, de l’EMS et du PCS et la vérification des commandes BESS. Une réponse de commande réussie ne prouve pas que la puissance demandée a été fournie.
Avant d’estimer la production annuelle, vérifiez que les chaînes de modules proposées respectent les limites de tension et de courant de l’onduleur. Utilisez les coefficients de température des modules et les températures de calcul du site ; cette vérification préliminaire ne remplace pas les règles de conception du fabricant.
Distinguer les estimations des performances mesurées
Un modèle photovoltaïque comme PVGIS estime la production à partir du lieu et des hypothèses du système. Conservez avec le résultat la version du modèle, le jeu de données météorologiques, la puissance de l’installation, son orientation et les pertes supposées. Comparez des périodes et des frontières équivalentes pour vérifier l’installation face à cette estimation. L’outil Estimation de la production photovoltaïque demande une estimation PVGIS pour un emplacement et une installation.
La production annuelle modélisée ne détermine ni l’autoconsommation ni la taille de la batterie. Celles-ci dépendent du moment où production et consommation coïncident. Utilisez des données par intervalles alignés pour cette comparaison. Les limites d’exportation et les réductions imposées de production peuvent aussi faire différer l’énergie réellement produite de la ressource solaire disponible.
Valoriser séparément l’énergie utilisée et exportée
Pour une estimation simple à tarif constant et sans stockage, valorisez l’énergie solaire utilisée directement sur site au prix unitaire d’importation évité. Valorisez l’énergie exportée au prix unitaire de rachat. Laissez les deux prix modifiables.
Par exemple, 2 kWh utilisés directement à un tarif illustratif de 0,30 €/kWh évitent 0,60 € de coût énergétique. L’exportation de 2 autres kWh à un tarif illustratif de 0,10 €/kWh rapporte 0,20 €. La valeur totale est de 0,80 €, et non 4 × 0,30 €. Ces chiffres illustrent le calcul ; ils ne sont pas des tarifs proposés.
Les tarifs variant selon l’heure exigent d’associer chaque flux à sa période tarifaire. Les frais fixes, la facturation de la puissance et les coûts de batterie se traitent séparément. Partez de l’énergie mesurée et du tarif réel au lieu de promettre des économies à partir de la puissance nominale des panneaux. Les dispositifs partagés modifient encore la comptabilisation : dans une communauté d’énergie renouvelable italienne, l’incitation dépend de l’énergie partagée au sein de la communauté chaque heure, et le SRESS irlandais rémunère l’énergie exportée selon ses propres règles de comptage.
Comparez ces deux valorisations dans un modèle de trésorerie à tarif fixe. Saisissez explicitement le coût d’installation, l’utilisation sur site, le paiement de l’exportation et la dégradation. Les prix de l’exemple sont des hypothèses modifiables, pas des devis tarifaires actuels.
Mesurer un site solaire avec EpiSensor
Le moniteur électrique ZEM fournit la tension, le courant, la puissance active, le facteur de puissance et l’énergie pour chaque phase : un ZEM en sortie d’onduleur et un autre sur l’arrivée du site donnent la production et le flux réseau sur la même passerelle et la même base de temps. Les onduleurs et compteurs réseau disposant d’une table de registres Modbus documentée peuvent aussi être lus directement par la passerelle. Edge enregistre les mesures sur site, de sorte que les bilans par intervalle de ce guide se calculent à partir d’un seul enregistrement. L’application de suivi photovoltaïque positionne les points de mesure d’un site tertiaire ou industriel.
Questions fréquentes
Comment calculer l’autoconsommation photovoltaïque ?
Soustrayez l’énergie exportée vers le réseau de l’énergie produite par l’installation PV, puis divisez par la production, avec des totaux sur la même période et à la même frontière CA. Une installation qui produit 46 kWh dans la journée et en exporte 14 a utilisé 32 kWh sur site, soit un taux d’autoconsommation de 32 ÷ 46 = 69,6 %. Additionnez les résultats sur des intervalles courts plutôt que de partir des totaux annuels.
Quelle est la différence entre autoconsommation et autosuffisance ?
L’autoconsommation est la part de la production solaire utilisée sur site. L’autosuffisance, aussi appelée taux d’autoproduction, est la part de la consommation du site couverte par le solaire. Les deux ont pour numérateur l’énergie solaire consommée sur site. L’autoconsommation la divise par la production, l’autosuffisance par la consommation : une grande installation sur une petite charge obtient donc un score faible pour la première et élevé pour la seconde.
Comment suivre la quantité d’énergie solaire que j’exporte ?
Lisez le registre d’exportation du compteur au point de raccordement, qui enregistre l’énergie sortant du site séparément de l’énergie importée. Calculez l’énergie de chaque intervalle à partir des différences entre relevés successifs. L’onduleur ne peut pas vous la donner, car il ne sait pas ce que les charges du site consommaient au même moment.
Peut-on calculer l’autoconsommation solaire à partir de la production et de la consommation annuelles ?
Pas à partir de ces deux totaux seuls. Il faut aussi l’exportation mesurée sur la même période, ou des données de production et de consommation alignées dans le temps. Un site peut produire autant qu’il consomme sur un an tout en important la nuit et en exportant le jour.
Toute l’énergie déchargée d’une batterie provient-elle du solaire ?
Non. La batterie peut également se charger depuis le réseau. Attribuez l’énergie stockée à sa source à partir des données de charge et d’une méthode de comptabilisation explicite ; ne qualifiez pas toute décharge de solaire.
Pourquoi le total de l’onduleur diffère-t-il de ma facture d’électricité ?
L’onduleur indique la production, tandis que la facture porte normalement sur l’importation et l’exportation réseau. L’énergie solaire utilisée directement sur site ne passe pas par le compteur de raccordement comme énergie importée.